Fern Cristo, autrice indépendante

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Category: Contemporain

4 romans qui ont déchaîné les conversations de mon club de lecture

Posted on November 2, 2025November 8, 2025 by ferncristo

Dans mon club de lecture, on est une quinzaine de femmes, de vingt à soixante-dix ans. On habite toutes le même quartier, mais avant de créer ce groupe, on ne se connaissait pas vraiment. C’était justement le but de l’opération. Je n’ai pas de famille proche dans la région, et mon mari non plus. Et entre le télé travail et la pandémie, mon cercle social a beaucoup rétréci. Alors j’ai lancé cette idée de club de lecture qui a bien plu. Et puis, au fil des mois, les livres sont devenus des ponts : on a ri, pleuré, débattu — et parfois changé d’avis.
J’ai aussi appris mille choses que je ne soupçonnais pas sur la vie, les choix, et le passé de mes voisines.

Voici quatre romans qui ont animé nos soirées, mais surtout, qui m’ont permis de mieux connaître les femmes formidables qui m’entourent. Des livres qui font réfléchir sur nos décisions, sur la vie, et sur ce qu’on laisserait derrière nous.


1. La Mesure – Nikki Erlick

Résumé

Un matin, le monde entier découvre devant sa porte une mystérieuse petite boîte, identique pour chacun. À l’intérieur, un simple fil, dont la longueur révèle combien de temps il te reste à vivre.
La nouvelle provoque un séisme planétaire : faut-il ouvrir sa boîte ?

Certains n’hésitent pas une seconde, impatients de connaître leur destin. D’autres choisissent de vivre dans l’incertitude. Peu à peu, la société se fracture : les “longs fils” mènent des vies sans peur, tandis que les “courts fils” deviennent des parias, évités, voire discriminés.

Au cœur de ce chaos, plusieurs destins s’entrecroisent : couples, amis, inconnus qui se retrouvent confrontés à la même question vertigineuse — comment vivre pleinement quand on connaît la fin ?

Pourquoi il fait réfléchir

Le roman interroge notre rapport au destin (Et toi, ouvrirais-tu la boîte ?), à la peur de la mort et au sens que nous donnons à notre vie. Dans mon club, on a débattu pendant deux heures de cette simple question : Est-ce qu’on vivrait différemment si on savait quand on allait mourir?

Thèmes pour discussion

  • Le libre arbitre ou le destin
  • L’influence du savoir sur nos choix
  • Les discriminations et la peur de la différence

2. La Bibliothèque de Minuit – Matt Haig

Résumé

À la frontière entre la vie et la mort, Nora Seed se retrouve dans un lieu hors du temps : la Bibliothèque de Minuit. Chaque livre qu’elle y découvre représente une vie qu’elle aurait pu mener si elle avait pris une autre décision — un autre emploi, un autre amour, une autre direction.

Guidée par la mystérieuse bibliothécaire Mrs Elm, Nora feuillette ces existences parallèles : certaines la comblent, d’autres moins.

C’est une fable douce-amère sur le regret, la gratitude et la beauté du possible. Une lecture qui t’invite à te demander : et si tu pouvais tout recommencer, ferais-tu vraiment autrement ?

Pourquoi il fait réfléchir

Ce roman parle de regrets, d’acceptation et de la beauté des vies imparfaites. Il pousse à se demander : et si tu avais pris une autre route, serais-tu plus heureuse ? Dans notre club, chacune a partagé un “choix pivot” de sa vie. Résultat : beaucoup d’émotion et… de larmes (heureusement qu’il y avait du vin et du chocolat).

Thèmes pour discussion

  • Le poids des regrets
  • L’illusion de la “vie parfaite”
  • Comment trouver du sens dans ce qu’on a déjà

3. Et si les chats disparaissaient du monde – Genki Kawamura

Résumé

Un jeune facteur mène une vie simple et solitaire jusqu’au jour où il apprend qu’il a une maladie incurable. Alors qu’il rentre chez lui, le diable lui rend visite et lui propose un étrange marché : pour chaque jour de vie supplémentaire, il devra faire disparaître une chose du monde: Les téléphones, les films, les montres… et peut-être les chats.
À mesure que les objets s’effacent, le narrateur redécouvre leurs impact sur la société et la vie en général.

Sous ses airs légers et fantastiques, ce court roman interroge ce qui donne de la valeur à nos vies : les possessions ou les émotions ?
Une histoire à la fois drôle, mélancolique et lumineuse, qui te fera sans doute regarder ton chat (ou ta tasse de café) autrement. Voici ma chronique du roman.

Pourquoi il fait réfléchir

Ce roman d’une grande simplicité questionne la valeur des choses et des souvenirs. Que serais-tu prêt·e à sacrifier pour un jour de plus ? C’est un texte court, mais il reste longtemps en tête — et les discussions qu’il provoque sont profondes.

Thèmes pour discussion

  • Ce qui rend la vie précieuse
  • Le lien entre attachement, possession et bonheur
  • La mort comme miroir de la gratitude

4. Avant que le café ne refroidisse – Toshikazu Kawaguchi

Résumé

Dans une petite ruelle de Tokyo se cache un café pas comme les autres. En s’asseyant à une table bien précise, il est possible de voyager dans le passé. Mais il y a des règles strictes : tu ne peux rencontrer qu’une seule personne, tu ne peux pas quitter ton siège, tu dois finir avant que ton café refroidisse et, surtout, tu ne pourras pas changer le présent.

Au fil des chapitres, plusieurs clients viennent tenter l’expérience : une femme qui veut revoir un amant perdu, une sœur en colère, une mère endeuillée. Tous cherchent la paix, la réconciliation, ou une dernière conversation.

Entre fantastique et tendresse, le roman explore le poids des regrets et la beauté des moments partagés, même fugaces. Une lecture douce et réconfortante, comme un café chaud par un matin d’hiver. Si vous voulez en apprendre plus, lisez ma chronique.

Pourquoi il fait réfléchir

Le roman pose la question de la réconciliation et du pardon. Si tu pouvais parler une dernière fois à quelqu’un de disparu, qui choisirais-tu ? C’est une histoire douce, lente, presque méditative, qui a ému tout le monde dans mon groupe. Il y a eu des petites larmes pendant la discussion, et aussi beaucoup de surprise et de soutien mutuel.

Thèmes pour discussion

  • Le pardon et la nostalgie
  • Le deuil et la communication manquée
  • L’impermanence et la beauté de l’instant

Conclusion

Ces romans ont tous un point commun : leurs personnages sont confrontés à un choix existentiel.
Et c’est sans doute pour ça qu’ils suscitent de si belles conversations. Rire, pleurer, douter, partager… lire ensemble, c’est aussi se découvrir soi-même.

Et toi ?
Quel roman a provoqué les plus belles discussions dans ton club de lecture ?
Dis-le-moi en commentaire!

À propos de Fern Cristo

Fern Cristo est autrice de la série de cosy mysteries Les Enquêtes d’Odile Bartabot et de romans feel-good comme C’est là que tu te sens chez toi. Elle partage chaque semaine ses coups de cœur littéraires, ses chroniques et des conseils d’écriture sur ferncristo.com et sur Instagram @laplumedefern.

When the Cranes Fly South de Lisa Ridzén

Posted on September 14, 2025September 14, 2025 by ferncristo

Le résumé de When the Cranes Fly South de Lisa Ridzén

When the Cranes Fly South de Lisa Ridzén n’a pas encore été traduit en français. A mon avis, il le sera sans doute bientôt tant il s’impose déjà comme un best-seller international. L’histoire est racontée à la première personne par Bo. Bo vit seul avec son chien dans une petite maison du nord de la Suède.

Sa femme, atteinte de démence, réside désormais en maison de soins. Les journées de Bo sont rythmées par les visites des soignants. Des équipes se relaient plusieurs fois par jour l’aider dans les gestes du quotidien. Son seul réconfort demeure son chien, Sixten — même si son fils est convaincu qu’il est trop âgé pour continuer à s’en occuper. Il prend aussi plaisirs à ses conversations téléphoniques avec son ami de toujours.

Au fil des pages, Bo oscille entre rêveries éveillées et réalité. Il revisite des moments clés de son existence — un père abusif, un mariage simple mais heureux, une relation souvent douloureuse avec son fils. Et il affronte le présent, marqué par les échanges avec le personnel soignant et surtout par ce conflit persistant avec son fils au sujet de son chien. Sixteen cristallise la question de sa dépendance et de sa dignité.

Ce que j’ai aimé

  • La lenteur de la narration : elle reflète parfaitement ce moment de la vie où l’on ralentit, alors que le monde continue de tourner à toute vitesse.
  • Les vestiges d’un mode de vie en train de disparaître : Bo vit toujours dans la maison où il a grandi. Il se chauffe au bois, utilise les meubles hérités de ses parents et aime pêcher. Il reste étranger au stress de son fils. Il ne comprend pas pourquoi la vie s’est accélérée de manière si vertigineuse pour les générations suivantes.
  • L’amour profond qu’il porte à son chien, Sixten : l’idée de le voir en être séparé est absolument déchirante. Pourtant, il n’a pas les moyens de s’y opposer. L’autrice dépeint avec une justesse douloureuse ces instants où l’on perd tout contrôle. Ce moment où nos enfants deviennent ceux qui décident pour nous. Beaucoup de livres abordent cette situation du point de vue des enfants. Ici, c’est celui qui subit cet affront silencieux qui nous parle, et c’est bouleversant.
  • L’enfance maltraitée : Bo a grandi sous les coups et les humiliations de son père. Devenu adulte, il a choisi d’élever son fils autrement. Il l’aimé de tout son cœur, sans jamais réussir à vraiment l’exprimer. Entre eux, les mots se dérobent, et Bo renonce souvent avant même d’avoir essayé.
  • L’amitié entre Bo et Ture : une relation discrète, non conventionnelle. Cette amitié montre que la tolérance et l’acceptation ont toujours existé. Leur complicité, faite de silences et de fidélité, apporte une respiration tendre et lumineuse au récit.
  • L’hommage à la beauté de la nature : les paysages du nord de la Suède traversent le récit comme un personnage à part entière. La neige, la forêt, le lac, la faunes et la flore. Tout cela encadre la vie de Bo et reflète ses émotions. La nature devient un miroir de sa solitude mais aussi une source de paix et de continuité, face à un monde humain qui lui échappe.
  • La qualité de la traduction anglaise : je ne parle pas suédois, mais je lis régulièrement des livres traduits en anglais. Souvent, je suis déçue par un style qui colle trop au texte original pour être naturel. Ici, au contraire, la traduction conserve une vraie fluidité et une sensibilité qui rendent justice à la voix de Bo et à l’atmosphère nordique du récit.

Ce que j’ai moins aimé

Tourner la dernière page.

Au final, c’est une histoire simple mais déchirante, qui nous rappelle que derrière chaque silhouette amaigrie, derrière chaque regard vide, se cachent les vestiges d’une vie riche — pleine d’amour, de peine, de joie, de rencontres et d’expériences.

Liens de Sang d’Octavia Butler (1979)

Posted on August 16, 2025August 21, 2025 by ferncristo

Résumé de Liens de Sang d’Octavia Butler

Liens de Sang d’Octavia Butler raconte l’histoire de Dana, une femme noire vivant en Californie en 1976. Elle est soudainement transportée dans le Maryland du début du XIXᵉ siècle. Elle comprend vite qu’elle voyage dans le temps chaque fois que son ancêtre blanc, Rufus Weylin, est en danger de mort. Pour garantir sa propre naissance dans le futur, elle doit le sauver à plusieurs reprises. La situation se complique quand il devient un maître d’esclaves violent et tyrannique.

Au fil de ses allers-retours, Dana se lie avec des esclaves. Elle subit la brutalité et l’humiliation de l’esclavage. Elle se débat avec son rôle ambigu : protéger un homme qui contribue à opprimer son peuple. Parfois, son mari blanc, Kevin, est aussi projeté avec elle dans le passé. Ce voyage les confronte aux tensions raciales et au danger d’un mariage mixte à cette époque.

Le roman explore le pouvoir, la survie, la complicité et l’impact psychologique de l’esclavage. Il crée un parallèle troublant entre le passé esclavagiste et les inégalités raciales contemporaines.


Pourquoi ce roman m’a fascinée

Au fil de ses voyages dans le temps, Dana est confrontée de plein fouet à la réalité de l’esclavage. L’un des buts du roman, à mes yeux, est justement de faire ressentir cette atrocité en la faisant vivre à une personne contemporaine.

La relation complexe entre Dana et Rufus m’a particulièrement marquée. On a souvent tendance à se détacher émotionnellement des récits historiques et de leur cruauté. Ici, le livre nous ramène brutalement à la réalité. Il est (à mon avis) plus facile de s’identifier à des personnages contemporains qu’aux personnages historiques.

Une histoire de résilience

Le roman dépeint l’incroyable résilience du peuple noir américain face à l’esclavage. Il y a la violence physique, brutale et immédiate, mais aussi la violence psychologique : cette peur constante qui érode le désir de liberté. Le dilemme est omniprésent. Ils le choix entre tenter de fuir au risque de mourir, ou rester et se soumettre au prix de sa dignité. Ce dilemme est parfaitement illustré par le personnage d’Alice, qui est l’objet de l’amour profond mais aussi possessif et violent de Rufus.

Publié en 1979, ce livre détrône le mythe de l’esclave soumis et résigné à son sort. Il dépeint les nombreuses façons dont les Noirs américains se sont opposés à leur condition. Il y a bien sûr l’évasion, difficile et dangereuse. Mais il y a aussi d’autres façons moins évidentes, comme par exemple Alice qui donne son corps à Rufus mais qui reste claire sur le fait qu’elle ne l’aimera jamais. Ce roman nous rappelle que l’on peut forcer la soumission du corps mais pas de l’esprit.

Le symbolisme de Liens de Sang

Symboliquement, la visite de Dana dans le passé et les violences qu’elle y subit signalent que le traumatisme a une mémoire. Le peuple Noir américain porte encore les séquelles de cette période. Le fait que Dana ne s’en sort pas intacte physiquement signale également que les traces de l’esclavage sont indélébiles et transcendent les générations.

Les relations inter-raciales dans Liens de Sang

Dana est mariée à Kevin, un homme blanc. Ils se sont choisis. Alice, une esclave, est par contre forcée de se soumettre au désir de Rufus, le maître de la plantation où elle vit. En rencontrant Dana et son mari, Rufus est forcé de reconnaître qu’une relation inter-raciale peut exister sans violence et sans coercition.

Les relations interraciales symbolisent aussi peut être le fait que le sort des Américains blancs et noirs est inextricablement lié depuis l’arrivée des premiers Africains sur le continent américain.

Le genre du roman

L’utilisation de la science fiction pour traiter d’un thème historique est particulièrement originale. Ce procédé permet de créer un pont entre passé et présent. Cela rend l’horreur de l’esclavage encore plus palpable pour un lecteur moderne. Cela dit, je ne vois pas ce roman comme une pure oeuvre de science fiction. Je le classerais plutôt comme un roman historique. Je le vois comme une sorte de fable dont le but est d’aider les lecteurs à prendre conscience d’importants problèmes sociaux contemporains.

Liens de Sang est un roman qui m’a fait réfléchir sur les rapports interraciaux aux États-Unis. Cela dit pas autant que The Warmth of Other Suns (2011) pour lequel Isabel Wilkerson a reçu le prix Pulitzer. Le livre, malheureusement pas traduit en français, retrace la migration de six millions de Noirs américains hors du Sud. Un véritable chef-d’oeuvre bouleversant.

La Faille – Franck Thilliez

Posted on August 12, 2025August 8, 2025 by ferncristo

Dans La Faille – Franck Thilliez, on retrouve son personnage fétiche : le commandant Franck Sharko. Cette fois, lui et son équipe sont sur la piste d’un tueur en série nécrophile, repéré après des mois d’enquête rigoureuse. Une opération d’interpellation est lancée dans l’urgence — mais elle tourne au désastre. Le suspect parvient à s’échapper, blesse grièvement une policière et finit par se suicider, emportant avec lui ses secrets.

Quand la justice échoue

Ce fiasco n’est pas qu’un incident de plus dans le parcours de Sharko. Il déclenche une véritable onde de choc au sein de la brigade. La pression hiérarchique s’intensifie, l’équipe est fragilisée, et Sharko, suspendu de ses fonctions, est rongé par la culpabilité.

C’est dans cette période de doute qu’il décide de poursuivre, seul, une enquête parallèle. Non pas sur le tueur — qui n’est plus là pour être jugé — mais sur ses victimes. L’une d’elles, en particulier, retient son attention : une femme non identifiée, dont personne ne réclame le corps. Ce visage inconnu devient son obsession, son point de rupture, mais aussi le fil ténu auquel il se raccroche pour ne pas sombrer.

Une frontière ténue entre la vie et la mort

Ce qui commence comme une quête de justice devient peu à peu une plongée dans un univers bien plus dérangeant. L’enquête, sinueuse, le mène sur un terrain glissant, presque surnaturel, où les questions scientifiques, éthiques et métaphysiques se mêlent. On y parle de conscience, de transfert de mémoire, de technologies capables de repousser les limites de la mort.

La tension monte, l’ambiance devient oppressante, presque irréelle. L’un des aspects les plus réussis du roman, selon moi, est la manière dont Thilliez joue avec cette ligne floue entre science et fiction, entre enquête policière et vertige existentiel. Et pour ajouter encore à cette profondeur, il tisse en parallèle une autre forme de vie à venir : une grossesse, celle d’un personnage secondaire, qui vient mettre en miroir cette quête d’au-delà.

Une lecture impossible à lâcher

Vous connaissez cette expérience de lecture intense, presque viscérale, quand un roman vous happe au point de se glisser dans chaque interstice de votre quotidien ? Ce livre que vous lisez en cuisinant, en mangeant, aux toilettes, sous la couverture avec la lampe du téléphone ? Celui qui vous fait oublier l’heure, les bruits, le monde autour. Et puis, une fois refermé, ce sentiment de vide. Cette impression étrange d’avoir quitté un univers plus vivant que le réel.
C’est exactement ce que La Faille m’a fait.

Dès les dix premières pages, j’étais dedans. Ce qui est rare — souvent, il me faut bien une centaine de pages pour entrer dans une intrigue. Ici, l’écriture est directe, efficace, le rythme tendu. L’enquête progresse vite, les révélations s’enchaînent, de plus en plus vertigineuses. On est balloté, secoué, aspiré.

J’ai trouvé certains passages très forts, porteurs d’un véritable malaise — dans le bon sens du terme. Cette sensation de perdre pied, d’osciller entre fascination et inquiétude, est propre aux bons polars psychologiques.

Petit bémol : comme souvent chez Thilliez, l’écriture elle-même manque parfois de soin. Certaines phrases sont abruptes, certains dialogues un peu mécaniques. Mais honnêtement, ce défaut devient presque secondaire tant l’histoire vous emporte.

La Faille est un vrai page-turner. Dense, haletant, perturbant.
Tu veux te perdre dans un bon polar ? Plonge dans La Faille. Mais annule tous tes rendez-vous de la semaine.

Tu le trouveras facilement sur Amazon ou sur la Bourse aux Livres.

Eteignez-tout et la vie s'allume de Mark Levy

Éteignez tout et la vie s’allume – Marc Levy

Posted on August 3, 2025August 8, 2025 by ferncristo

Un roman introspectif… qui ne m’a pas touchée

Éteignez tout et la vie s’allume – Marc Levy raconte l’histoire d’Adèle, une femme d’une soixantaine d’années, embarque en première classe à bord d’un paquebot à destination de l’Italie (je crois). Elle se rend aux funérailles de Gianni, un homme plus âgé qu’elle, qu’elle a passionnément aimé dans sa jeunesse.
Pendant la traversée, Adèle croise le chemin de Jérémy, un jeune homme d’une vingtaine d’années, qui voyage en troisième classe. Deux générations, deux classes sociales, deux trajectoires que tout semble opposer — et pourtant, un lien va se créer.

Au fil des jours, dans ce huis clos flottant rythmé par les escales et les paysages maritimes, une conversation ininterrompue s’installe entre eux. Ils parlent du bonheur, de l’amour, des regrets, de la liberté, des choix de vie, des deuils qu’on traverse et de ceux qu’on évite… Bref, de ce qui compose une existence.

Sur le papier, l’idée me séduisait. Je m’attendais à un roman subtil et touchant, à une réflexion douce-amère sur la vie. Malheureusement, la magie n’a pas opéré.

Une héroïne trop sûre d’elle

Dès les premières pages, j’ai eu du mal à m’attacher à Adèle. Censée incarner la sagesse acquise avec l’âge, elle m’a paru au contraire péremptoire, donneuse de leçons. Elle parle à Jérémy avec une forme de supériorité tranquille, presque maternante, comme si le simple fait d’avoir vécu plus longtemps lui donnait un droit automatique à la vérité.

Ce décalage dans leur relation m’a vite agacée. Adèle ne doute jamais, elle assène. Et même si certains de ses propos sont porteurs de bon sens ou d’émotion, sa posture moralisante m’a empêchée d’y adhérer pleinement. On aurait aimé voir cette femme un peu plus vulnérable, un peu moins convaincue d’avoir compris la vie.

Des dialogues figés, presque caricaturaux

Là où j’espérais des échanges vivants et sincères, j’ai trouvé des dialogues rigides, presque théâtraux. Des répliques sentencieuses, qui sonnent plus comme des monologues qu’un véritable échange.
Par moments, j’avais l’impression d’assister à une pièce de théâtre existentialiste ou à l’un de ces sketchs qui parodient les films d’auteur sur Instagram : on y parle beaucoup, on s’écoute peu, et chaque phrase semble vouloir dire quelque chose de profond… sans toujours y parvenir.

Au lieu d’une conversation fluide et naturelle entre deux êtres qui s’apprivoisent, j’ai eu le sentiment de lire une succession de petites dissertations sur le sens de la vie. Et cela m’a tenue à distance.

Des personnages qui glissent entre les doigts

J’aurais pu pardonner ces dialogues trop construits si les personnages m’avaient émue. Mais là encore, la connexion ne s’est pas faite.
Jérémy reste flou, presque effacé. On ne comprend jamais vraiment ce qui le pousse à rester dans cette discussion, à écouter Adèle sans broncher, à se livrer si facilement à une inconnue.
Quant à Adèle, au-delà de son rôle de “sage”, elle peine à se révéler autrement. Ses blessures restent en surface, ses failles peu explorées.

Résultat : aucun des deux ne m’a vraiment touchée. Ils ne m’ont ni irritée, ni attendrie. Ils m’ont simplement laissée indifférente.

Une plume toujours élégante

Et pourtant, il faut le dire : Marc Levy écrit bien.
Son style est fluide, parfois poétique, avec des descriptions élégantes et des transitions douces. Il sait créer une ambiance, planter un décor, faire respirer ses phrases.
C’est d’ailleurs ce qui m’a fait tenir jusqu’au bout : cette beauté formelle, cette légèreté dans l’écriture qui rend la lecture agréable même quand le fond ne suit pas.

Une lecture au mauvais moment ?

C’était mon premier Marc Levy depuis des années. J’en gardais un souvenir agréable, celui d’un auteur accessible, capable de raconter des histoires touchantes avec finesse et humanité. Cette fois-ci, la déception a été au rendez-vous.
Mais je suis aussi consciente que notre rapport à un livre dépend du moment où on le lit.

Quand j’ai ouvert ce roman, je traversais une période personnelle très difficile. J’étais déjà remplie de doutes, de chagrin, de pensées en boucle. Peut-être n’avais-je tout simplement pas la disponibilité émotionnelle pour accueillir un roman aussi introspectif — ou, au contraire, peut-être avais-je besoin d’un récit plus incarné, plus ancré dans le réel.

Ce roman et moi… on ne s’est peut-être tout simplement pas trouvés au bon moment. Ce n’est pas un rejet définitif, juste un rendez-vous manqué.

Couverture du roman Norferville de Franck Thilliez sur fond enneigé, avec des annotations manuscrites indiquant les points forts du livre : intrigue haletante, froid mordant, duo efficace, sujet important et ambiance immersive

Norferville de Franck Thilliez : Un Thriller Glacial et Magistral

Posted on July 8, 2025July 13, 2025 by ferncristo

Norferville de Franck Thilliez m’a tenue éveillée jusqu’au cœur de la nuit. À mes yeux, Thilliez est le grand maître du polar français, et ce dernier roman en est une preuve éclatante.

Un polar au cœur du Grand Nord québécois

Publié en 2024, Norferville nous entraîne dans une atmosphère glaciale et oppressante, au cœur du Grand Nord québécois. Dans cette petite ville minière qui donne son nom au livre, un crime brutal secoue la communauté : Morgane, une jeune Française, est retrouvée mutilée dans la neige. Son père, Teddy Schaffran, criminologue à Lyon, se rend sur place pour comprendre ce qui est arrivé à sa fille. Sur le terrain, il fait équipe avec Léonie Rock, lieutenante métisse de la Sûreté du Québec, originaire de Norferville et hantée par un traumatisme d’enfance. Ensemble, ils plongent dans une enquête où secrets enfouis, tensions sociales et blessures du passé affleurent sous la glace.

Un roman noir engagé et percutant

Au fil des pages, Norferville aborde des thèmes puissants : les violences faites aux femmes autochtones, le racisme systémique, la culpabilité parentale et les cicatrices psychologiques. Thilliez mêle avec brio le polar classique et le roman noir social, construisant une intrigue tendue, ponctuée de rebondissements glaçants et de scènes choc.

Une atmosphère glaciale et des personnages marquants

Le duo formé par Léonie et Teddy, deux personnages abîmés par la vie, donne à l’histoire une profondeur émotionnelle rare. Comme toujours, Franck Thilliez excelle dans les descriptions : on ressent le froid mordant, on voit les paysages enneigés aux tons de blanc et de gris, on entend le vent tranchant. Le décor devient un personnage à part entière, renforçant le sentiment d’isolement et la brutalité du récit.

Pourquoi lire Norferville cet été ?

Si l’intrigue est fictive, les problématiques abordées, elles, sont bien réelles. Si la condition des femmes amérindiennes vous intéresse, regardez ce clip de TV sut le sujet. Ce roman m’a marquée bien plus que mon dernier Guillaume Musso (Angélique). Ici, on est dans un thriller noir, dur, parfois gore (âmes sensibles, attention), mais aussi intelligent, engagé et magnifiquement écrit.

👉 Si tu cherches un bon polar pour cet été, Norferville est un incontournable. File l’acheter dans ta librairie préférée pour des lectures qui te donneront des frissons, même sur la plage !

Quand La Fiction et la Réalité Se Croisent : Les Coulisses de « C’est là que tu te sens chez toi »

Posted on July 4, 2025July 12, 2025 by ferncristo

C’est là que tu te sens chez toi , c’est un petit bout de ma vie

Quand on me demande si C’est là que tu te sens chez toi est autobiographique, je souris. La réponse est : un peu… et pas vraiment. Oui, comme Édith, mon personnage principal, je suis française et j’ai quitté New York après un divorce difficile pour m’installer dans le Colorado. Moi aussi, j’ai envisagé d’ouvrir un café dans le quartier des Highlands, même si je n’ai jamais eu les fonds (ni, à vrai dire, le courage) pour me lancer. Et oui, mon futur ex-mari s’est lui aussi installé dans le Colorado. Mais à la différence d’Édith, nous avons réussi à élever notre fils ensemble, sans avocat, sans bataille.

Mais les similitudes s’arrêtent là.

Quand la fiction s’inspire du réel

Comme beaucoup d’auteurs, je m’inspire de la vie : des événements, des lieux, des émotions, parfois des gens. Ce roman est né de ces fragments de réel que j’ai réarrangés pour créer une histoire à part entière. Combien de romans, d’ailleurs, ont commencé par un simple fait divers ou une envie fugace ?

Pour moi, ce livre est plus qu’une histoire : il a été un cocon durant son écriture. Mes personnages sont devenus des amis avec qui je passais du temps. C’était mon tout premier roman, et je m’y suis attachée profondément.

Le Colorado, un personnage à part entière

Dans le roman, j’ai voulu que le Colorado ne soit pas qu’un décor : c’est un personnage à part entière.

Le quartier des Highlands

Un café et une librairie dans la rue Tennyson où Edith ouvre son café

On y découvre le quartier des Highlands, au nord de Denver, avec ses maisons victoriennes colorées, ses petites rues pleines de charme et ses cafés cosy qui sentent bon le café fraîchement moulu. Ces lieux dégagent une atmosphère chaleureuse, propice aux confidences et aux rencontres improbables – exactement le type d’endroit où Édith rêve d’ouvrir son coffee shop.

La rue piétonne de Pearl Street à Boulder.

La ville de Boulder

Il y a aussi Boulder, nichée au pied des montagnes, où la rue piétonne invite à flâner parmi les cafés et les librairies. C’est une ville hippie, riche et étudiante, tout en contraste, où l’on croise des sportifs en legging, des professeurs d’université et des musiciens de rue qui cohabitent avec les boutiques chics et les restaurants branchés. C’est dans un de ces restaurants de Pearl Street que Quentin rencontre Kevin pour la première fois, une scène où la tension et l’émotion se mêlent à l’ambiance animée de la ville.

Le théâtre en plein air qui accueille le festival Shakespeare chaque année.

Et puis, il y a le Shakespeare Festival sur le campus de l’université de Boulder. Dans le roman, Kevin et Quentin y vont voir une pièce de théâtre sous les étoiles, dans l’amphithéâtre en plein air. Fun fact : pendant dix ans, mon bureau était dans le bâtiment juste à côté. Aux beaux jours, j’aimais m’y installer pour boire un café ou manger un sandwich, bercée par l’effervescence du campus. Dès la fin mai, le bâtiment bourdonnait d’activités en préparation du festival : décors, répétitions, techniciens qui allaient et venaient… une énergie que j’ai eu envie de capturer dans cette scène du livre.

La station thermale de Glenwood Springs

Et puis, plus loin, Glenwood Springs, avec ses sources chaudes et ses paysages spectaculaires, offre à Édith et Tim une parenthèse hors du temps pour apprendre à mieux se connaître. C’est un lieu parfait pour ralentir, respirer et peut-être… se reconstruire.

Dans le roman, ils séjournent à l’Hôtel Colorado, qui existe bel et bien. C’est un hôtel historique, avec ses couloirs chargés d’histoires, son architecture grandiose et une atmosphère un peu hors du temps. Quand j’ai visité cet endroit pour la première fois, j’ai tout de suite su que je voulais en faire un décor de fiction : il y a là quelque chose de romanesque, entre charme ancien et petites touches de mystère.

Rien que d’y penser, j’ai envie d’y réserver un séjour. Depuis quelque temps, mes filles me le demandent. C’est devenu une tradition : nous y allons presque chaque année, et chaque visite est une nouvelle occasion de savourer la magie des lieux, de nous détendre dans les eaux chaudes et de profiter ensemble de ce coin hors du temps.

Une suite à C’est Là Que Tu Te Sens Chez Toi?

Depuis la fin de l’écriture, une idée me trotte dans la tête : écrire une suite, d’autant que mes lecteurs me la demande. J’ai déjà tout un plan, le titre et les grandes lignes… il ne me manque que le temps.

Comme beaucoup d’autrices indépendantes, je jongle avec une carrière prenante, mes enfants et l’écriture. Je n’écris pas à plein temps. J’écris sur mes soirées, mes week-ends, mes vacances. Quand on me demande où je trouve le temps, je réponds : “c’est tout mon temps libre que j’y consacre.” C’est un choix, et je l’adore.

Si seulement un milliardaire voulait sponsoriser mon écriture… mais en attendant, je continue à créer, page après page, avec passion.


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50 Nuances de Grey, Chronique Littéraire

Posted on June 7, 2025July 13, 2025 by ferncristo

Cinquante Nuances De Grey, E. L. James (2011)

Résumé de 50 Nuances de Grey

Anastasia Steele, une étudiante en littérature timide et innocente. Elle rencontre Christian Grey, un jeune homme riche, séduisant et mystérieux, lors d’une interview qu’elle réalise pour le journal universitaire. Ils se sentent rapidement irrésistiblement attirés l’un par l’autre.

Le hic ? Christian est un homme accro au contrôle, et il initie Ana à une relation dominé/dominant à travers un contrat de soumission, dans lequel il impose ses règles strictes. Ana est tentée, mais au fil du livre, elle se retrouve tiraillée entre son amour naissant pour Christian et ses propres limites.

Un succès phénoménale

Je ne vous apprends rien. Le livre a rencontré un succès phénoménal dès sa sortie en 2011. Cinquante nuances de Grey s’est écoulé à plus de 150 millions d’exemplaires dans le monde, dont plus de 35 millions rien qu’aux États-Unis. Il a été traduit dans 52 langues et a occupé la première place des classements de best-sellers pendant des mois. Un véritable phénomène littéraire et culturel.

J’arrive trop tard

Moi, à l’époque, j’étais enceinte jusqu’aux dents et j’essayais de finir ma thèse de doctorat avant d’accoucher. Je n’avais pas le temps de lire pour le plaisir — et après l’accouchement, encore moins. Donc je découvre le livre en 2025, et clairement, j’arrive beaucoup trop tard. Il s’en est passé des choses depuis 2011, à commencer par le mouvement Me Too. Je doute que ce livre passerait aussi bien s’il sortait aujourd’hui.

J’avoue, je l’ai écouté en accéléré, d’autant qu’il se passe pas grand-chose en dehors des scènes de sexe. Le livre est écrit à la première personne. Là, on retrouve les limites de ce type de la narration, qui complique le développement des personnages secondaires. L’écriture est répétitive. Le cliché du mec ultra-riche qui a besoin de frapper une femme parce qu’il a eu une enfance malheureuse, ça m’a gonflé. Et les tergiversations d’Anastasia m’ont laissée froide. Bref, j’ai loupé le coche. Ce n’est pas pour moi. À 25 ans, j’aurais peut-être adoré. Mais à 48, j’ai juste envie d’envoyer Monsieur Grey se faire cravacher ailleurs.

Le seul point positif: J’ai passé pas mal de temps à réfléchir à la façon dont je conseillerais mes filles si elles se trouvaient aux prises d’une relation toxique comme celle-ci. J’en ai donc profité pour leur rappeler le fondement inébranlable d’une relation amoureuse saine: le respect mutuel et consistant, la gentillesse, et bien sûr l’attirance mutuelle.

Si tu souhaites le lire, tu devrais pouvoir le trouver d’occasion à la Bourse aux Livres. Et si tu recherches une histoire d’amour un peu plus réel, sans complexe, je te recommande mon roman Feel Good, C’est Là Que Tu Te Sens chez Toi.

Avant Toi de Jojo Moyes: Chronique du Livre et du Film

Posted on June 2, 2025July 13, 2025 by ferncristo

Résumé de Avant Toi de Jojo Moyes (2012).

Louisa Clark, une jeune femme au style vestimentaire si éclatant qu’il vous en ferait presque oublier la grisaille de sa petite ville britannique natale, accepte un emploi de six mois comme aide-soignante pour un jeune tétraplégique ultra riche. Vous connaissez la chanson. D’abord cynique et fermé, Will rejette toutes les tentatives de Louisa pour le divertir, mais peu à peu, une relation profonde se tisse entre eux.
Mais le cliché rom-com s’arrête net quand elle découvre que Will a l’intention de recourir au suicide assisté en Suisse. Bouleversée, elle décide de tout faire pour lui redonner goût à la vie.

Mon avis sur Avant de Jojo Moyes

J’ai tout de suite accroché à l’histoire. Les personnages sont bien développés, et les relations entre eux sonnent juste. Le livre aborde plusieurs thèmes importants : évidemment le suicide assisté et les questions éthiques qu’il soulève, mais aussi l’impact d’un accident tragique sur les parents de la victime et leur couple, et dans une moindre mesure, la condition de mère célibataire ou encore la peur de quitter le nid familial.
Le seul personnage un peu superficiel est le petit ami de Louisa — mais bon, dans l’ensemble, le livre remplit son contrat. Il pose des bases solides, et on mord à l’hameçon de cette histoire d’amour impossible.

Évidemment, le fait que les parents de Will soient ultra riches m’a fait tiquer. Serait-elle tombée amoureuse de lui s’il avait été fauché ? Le petit voyage en jet privé à l’île Maurice (je crois) a quand même bien aidé la romance.

Bilan : si le sujet vous intrigue, allez-y. C’est aussi pour ça que je ne vous raconte pas la fin.

Parlons du film maintenant.

J’avoue, j’ai lu le livre parce que je voulais regarder le film, pour pouvoir gâcher l’expérience de mon mari et de mes filles qui l’ont regardé à mes côtés en leur disant que c’était pas comme ça dans le livre, et je n’ai pas été déçue:
Dès les premières scènes, j’ai eu l’impression de regarder la version décaféinée du livre. Tout le thèmes qui donnaient de la profondeur à l’histoire ont été retirés, en particulier 1) la raison qui explique que Louisa n’a jamais quitté sa ville natale et 2) et les nombreux et douloureux problèmes de santé auquel Wil fait face et qui motive sa décision d’en finir avec la vie.

La dernière scène est carrément ridicule, il doit y avoir six croissants par scène. On a compris que c’était Paris, la tour Eiffel nous avait mis sur la piste.

J’ai quand même pleuré à la fin du film mais pas du livre. C’est la musique, les pub Apple me font pleurer aussi, ainsi que les oignons, donc rien de spécial de ce côté la.

J’ai quand même pleuré à la fin du film — mais pas du livre. Cela dit, les pubs Apple me font pleurer aussi. Et les oignons. Donc bon, rien de très révélateur.

Seul point positif : Emilia Clarke est absolument parfaite dans le rôle de Louisa. Elle apporte au personnage toute l’énergie, la maladresse charmante et la tendresse que j’avais aimé dans le roman. Rien que pour elle, le film mérite qu’on y jette un œil.

Originaire des Hauts-de-France, j'ai troqué le ciel gris du Nord pour les montagnes du Colorado, où je vis avec mon mari et mes trois enfants. Autrice touche-à-tout, j'écris des Feel Good, des romans jeunesses et des cosy mystery. Suivez mes aventures littéraires sur Instagram (@laplumedefern), TikTok (fern.cristo) et YouTube (@FernCristoLivres)

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