Résumé de Avant Toi de Jojo Moyes (2012).
Louisa Clark, une jeune femme au style vestimentaire si éclatant qu’il vous en ferait presque oublier la grisaille de sa petite ville britannique natale, accepte un emploi de six mois comme aide-soignante pour un jeune tétraplégique ultra riche. Vous connaissez la chanson. D’abord cynique et fermé, Will rejette toutes les tentatives de Louisa pour le divertir, mais peu à peu, une relation profonde se tisse entre eux.
Mais le cliché rom-com s’arrête net quand elle découvre que Will a l’intention de recourir au suicide assisté en Suisse. Bouleversée, elle décide de tout faire pour lui redonner goût à la vie.
Mon avis sur Avant de Jojo Moyes
J’ai tout de suite accroché à l’histoire. Les personnages sont bien développés, et les relations entre eux sonnent juste. Le livre aborde plusieurs thèmes importants : évidemment le suicide assisté et les questions éthiques qu’il soulève, mais aussi l’impact d’un accident tragique sur les parents de la victime et leur couple, et dans une moindre mesure, la condition de mère célibataire ou encore la peur de quitter le nid familial.
Le seul personnage un peu superficiel est le petit ami de Louisa — mais bon, dans l’ensemble, le livre remplit son contrat. Il pose des bases solides, et on mord à l’hameçon de cette histoire d’amour impossible.
Évidemment, le fait que les parents de Will soient ultra riches m’a fait tiquer. Serait-elle tombée amoureuse de lui s’il avait été fauché ? Le petit voyage en jet privé à l’île Maurice (je crois) a quand même bien aidé la romance.
Bilan : si le sujet vous intrigue, allez-y. C’est aussi pour ça que je ne vous raconte pas la fin.
Parlons du film maintenant.

J’avoue, j’ai lu le livre parce que je voulais regarder le film, pour pouvoir gâcher l’expérience de mon mari et de mes filles qui l’ont regardé à mes côtés en leur disant que c’était pas comme ça dans le livre, et je n’ai pas été déçue:
Dès les premières scènes, j’ai eu l’impression de regarder la version décaféinée du livre. Tout le thèmes qui donnaient de la profondeur à l’histoire ont été retirés, en particulier 1) la raison qui explique que Louisa n’a jamais quitté sa ville natale et 2) et les nombreux et douloureux problèmes de santé auquel Wil fait face et qui motive sa décision d’en finir avec la vie.
La dernière scène est carrément ridicule, il doit y avoir six croissants par scène. On a compris que c’était Paris, la tour Eiffel nous avait mis sur la piste.
J’ai quand même pleuré à la fin du film mais pas du livre. C’est la musique, les pub Apple me font pleurer aussi, ainsi que les oignons, donc rien de spécial de ce côté la.
J’ai quand même pleuré à la fin du film — mais pas du livre. Cela dit, les pubs Apple me font pleurer aussi. Et les oignons. Donc bon, rien de très révélateur.
Seul point positif : Emilia Clarke est absolument parfaite dans le rôle de Louisa. Elle apporte au personnage toute l’énergie, la maladresse charmante et la tendresse que j’avais aimé dans le roman. Rien que pour elle, le film mérite qu’on y jette un œil.
