C’est là que tu te sens chez toi , c’est un petit bout de ma vie

Quand on me demande si C’est là que tu te sens chez toi est autobiographique, je souris. La réponse est : un peu… et pas vraiment. Oui, comme Édith, mon personnage principal, je suis française et j’ai quitté New York après un divorce difficile pour m’installer dans le Colorado. Moi aussi, j’ai envisagé d’ouvrir un café dans le quartier des Highlands, même si je n’ai jamais eu les fonds (ni, à vrai dire, le courage) pour me lancer. Et oui, mon futur ex-mari s’est lui aussi installé dans le Colorado. Mais à la différence d’Édith, nous avons réussi à élever notre fils ensemble, sans avocat, sans bataille.
Mais les similitudes s’arrêtent là.
Quand la fiction s’inspire du réel
Comme beaucoup d’auteurs, je m’inspire de la vie : des événements, des lieux, des émotions, parfois des gens. Ce roman est né de ces fragments de réel que j’ai réarrangés pour créer une histoire à part entière. Combien de romans, d’ailleurs, ont commencé par un simple fait divers ou une envie fugace ?
Pour moi, ce livre est plus qu’une histoire : il a été un cocon durant son écriture. Mes personnages sont devenus des amis avec qui je passais du temps. C’était mon tout premier roman, et je m’y suis attachée profondément.
Le Colorado, un personnage à part entière
Dans le roman, j’ai voulu que le Colorado ne soit pas qu’un décor : c’est un personnage à part entière.
Le quartier des Highlands

On y découvre le quartier des Highlands, au nord de Denver, avec ses maisons victoriennes colorées, ses petites rues pleines de charme et ses cafés cosy qui sentent bon le café fraîchement moulu. Ces lieux dégagent une atmosphère chaleureuse, propice aux confidences et aux rencontres improbables – exactement le type d’endroit où Édith rêve d’ouvrir son coffee shop.

La ville de Boulder
Il y a aussi Boulder, nichée au pied des montagnes, où la rue piétonne invite à flâner parmi les cafés et les librairies. C’est une ville hippie, riche et étudiante, tout en contraste, où l’on croise des sportifs en legging, des professeurs d’université et des musiciens de rue qui cohabitent avec les boutiques chics et les restaurants branchés. C’est dans un de ces restaurants de Pearl Street que Quentin rencontre Kevin pour la première fois, une scène où la tension et l’émotion se mêlent à l’ambiance animée de la ville.

Et puis, il y a le Shakespeare Festival sur le campus de l’université de Boulder. Dans le roman, Kevin et Quentin y vont voir une pièce de théâtre sous les étoiles, dans l’amphithéâtre en plein air. Fun fact : pendant dix ans, mon bureau était dans le bâtiment juste à côté. Aux beaux jours, j’aimais m’y installer pour boire un café ou manger un sandwich, bercée par l’effervescence du campus. Dès la fin mai, le bâtiment bourdonnait d’activités en préparation du festival : décors, répétitions, techniciens qui allaient et venaient… une énergie que j’ai eu envie de capturer dans cette scène du livre.
La station thermale de Glenwood Springs

Et puis, plus loin, Glenwood Springs, avec ses sources chaudes et ses paysages spectaculaires, offre à Édith et Tim une parenthèse hors du temps pour apprendre à mieux se connaître. C’est un lieu parfait pour ralentir, respirer et peut-être… se reconstruire.
Dans le roman, ils séjournent à l’Hôtel Colorado, qui existe bel et bien. C’est un hôtel historique, avec ses couloirs chargés d’histoires, son architecture grandiose et une atmosphère un peu hors du temps. Quand j’ai visité cet endroit pour la première fois, j’ai tout de suite su que je voulais en faire un décor de fiction : il y a là quelque chose de romanesque, entre charme ancien et petites touches de mystère.
Rien que d’y penser, j’ai envie d’y réserver un séjour. Depuis quelque temps, mes filles me le demandent. C’est devenu une tradition : nous y allons presque chaque année, et chaque visite est une nouvelle occasion de savourer la magie des lieux, de nous détendre dans les eaux chaudes et de profiter ensemble de ce coin hors du temps.
Une suite à C’est Là Que Tu Te Sens Chez Toi?
Depuis la fin de l’écriture, une idée me trotte dans la tête : écrire une suite, d’autant que mes lecteurs me la demande. J’ai déjà tout un plan, le titre et les grandes lignes… il ne me manque que le temps.
Comme beaucoup d’autrices indépendantes, je jongle avec une carrière prenante, mes enfants et l’écriture. Je n’écris pas à plein temps. J’écris sur mes soirées, mes week-ends, mes vacances. Quand on me demande où je trouve le temps, je réponds : “c’est tout mon temps libre que j’y consacre.” C’est un choix, et je l’adore.
Si seulement un milliardaire voulait sponsoriser mon écriture… mais en attendant, je continue à créer, page après page, avec passion.
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📖 C’est là que tu te sens chez toi – disponible ici
