Fern Cristo, autrice indépendante

Menu
  • Mes livres
    • C’est Là Que Tu Te Sens Chez Toi
    • Cosy Mystery Francais: Juste Un Petit Meurtre Pour Commencer (Bartabot Investigations, tome 1)
    • Cosy Mystery Francais: Comment Faire Taire Une Rombière (Bartabot Investigations, tome 2)
    • Meurtre à L’Emporium Des Curiosités (Bartabot Investigation, tome 3)
    • 13 Nouvelles d’Halloween
  • Mon blogue
  • Petits Meurtres et Train Couchettes
  • Contactez-moi
  • Newsletter
    • Juin 2025
  • Books
Menu

Ces Livres Qui M’Ont Vue Grandir

Posted on June 22, 2025July 13, 2025 by ferncristo

Premières lectures

Couverture de Mon ami Flicka, de Mary Ohara. Couvertire orange, jaune et noir avec la silhouette d'un cheval.

Tout a commencé avec Oui-Oui, ses pommettes rouges, ses amitiés pures et ses histoires simplistes. Puis très vite, Mon amie Flicka. Je tombe amoureuse de ce poulain fougueux et la dernière phrase du roman se grave à jamais dans ma mémoire.

Je dévore ensuite Le Club des Cinq, Le Clan des Sept. Avec les copains, on rejoue leurs aventures dans le terrain vague du quartier, jusqu’à ce que les nouvelles constructions effacent nos histoires à coups de parpaings, de tuiles et de gazon manucuré.

Puis viennent les enquêtes d’Alice et la Bibliothèque verte. Je lis ceux hérités de ma mère, précieusement conservés depuis son adolescence, ceux qu’elle lisait dans sa cabane improvisée sous le lavabo de la chambre de ses parents, dans les HLM du faubourg du Château. Je les dévore sur le canapé en cuir crème du salon, ou allongée dans l’herbe fraîchement coupée du jardin de la résidence, au-delà de l’eau. C’est là que naît mon amour des polars. J’en lirai des centaines.

Lire au bout du monde

“Couverture du livre ‘Jamais sans ma fille’ de Betty Mahmoody. On y voit le visage d’une femme aux yeux clairs, partiellement couvert par un voile noir. En bas, le sous-titre indique : ‘Mon combat pour rentrer aux États-Unis avec ma fille.’ Édition Pocket.”

Un déménagement à l’autre bout du monde. J’épuise rapidement les rayons jeunesse de la bibliothèque française et me mets à piocher dans la pile à lire de ma mère, au hasard. À douze ans, en voyage pour un traitement orthodontique à Singapour, je découvre Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody. Un livre subtilisé à ma mère. Premier frisson féministe. J’y découvre l’amour maternel, celui qui tremble sous un voile, celui qui fuit pour survivre.

Quand je découvre la romance

“Couverture du roman Harlequin ‘Mon ami, mon amant’ de Dana Daniels. On y voit un homme brun et une femme blonde s’enlacer passionnément dans une bibliothèque.

À l’adolescence, au deuxième étage de la maison de ma grand-mère, je lis en cachette des dizaines de romans Harlequin. L’amour y est désuet, sexiste, un peu ridicule. En bas, les oncles et tantes parlent politique et s’engueulent autour d’une tarte au sucre. Je commence à prendre mon envol. Ma mère me laisse prendre le bus pour aller à la bibliothèque de la ville voisine. J’empile dans mon sac des romans historiques : amours impossibles de princesses russes, crinolines, voiliers vers l’inconnu, chambres à gaz, neige sous le ciel de Novgorod, bicyclettes bleues…

Mon premier coup de foudre littéraire

“Couverture du roman ‘Hannah’ de Paul-Loup Sulitzer, avec une illustration artistique d’une femme au visage mélancolique, portant un chapeau noir. Édition Le Livre de Poche.”

En vacances aux sports d’hiver, dans la librairie d’une petite station des Alpes, je choisis Hannah de Paul-Loup Sulitzer, car c’est le plus long livre en rayon et que j’ai une semaine devant moi. Coup de foudre. Je l’ai lu six ou sept fois, m’identifie à Hannah, sa robe à 36 boutons, son amour impossible sur fond d’empire entrepreneurial. Chaque lecture m’enchante, et me fait rire et pleurer. J’engloutis tous les Sulitzer disponibles.

À Hardelot, pendant une nuit d’intoxication alimentaire (un crabe pas frais…), Le Roi Vert me tient compagnie pendant que je vomis le fleuve Amazone dans les toilettes.

Les livres s’enchaînent au rythme des commandes au Club France Loisirs. Élise ou la vraie vie, volé à ma mère encore une fois, m’initie à l’adultère et à l’amour sans ego. La Nuit du renard, je la lis sur une plage d’Argelès, les pieds dans le sable, et j’engloutis tous les Mary Higgins Clark en attendant la rentrée.

Plongée au coeur du polar noir

“Couverture du roman ‘Postmortem’ de Patricia Cornwell, une enquête de Kay Scarpetta. On y voit un gros plan d’une corde épaisse formant plusieurs nœuds. Édition Le Livre de Poche.”

Au lycée, je découvre les polars bien noirs de Patricia Cornwell. Avec ma mère, on se les arrache en attendant impatiemment la sortie du prochain. En parallèle, je révise le bac avec Flaubert et Stendhal. Puis viennent hypokhâgne et khâgne : on nous gave de classiques à toutes les sauces — Céline, Bernanos, Voltaire — sans jamais vraiment nous apprendre à les lire… ni à les aimer.

Lors de mon année en Angleterre, je lis David Copperfield. Sa première phrase me hante encore. L’année, elle, me laisse peu de souvenirs. Je poursuis avec Les Grandes Espérances.

Alors que je quitte la France pour un an, sans savoir que je pars pour de bon, je lis La Veuve de papier de John Irving. Peut-être mon dernier roman anglo-saxon lu en français. Puis, en maîtrise de lettres dans une fac américaine, je replonge dans les classiques du XIXe siècle : Balzac, Zola, Flaubert… Je retrouve de vieux amis.

Deuxième coup de foudre littéraire

“Couverture du roman ‘La Grosse Femme d’à côté est enceinte’ de Michel Tremblay. On y voit un portrait peint d’une femme au visage sérieux, portant un collier vert. Édition Babel.”

L’été de mon arrivée à New York, je découvre Michel Tremblay. Coup de foudre québécois, qui commence avec La grosse femme d’à côté est enceinte. Je lis tout. Et le Montréal du XIXe me rend nostalgique : il me ramène, une fois encore, à Balzac et Zola.

Puis vient un long silence littéraire.

Un jour, mon directeur de thèse me dit :
« L’esprit a besoin de lectures gratuites, désintéressées, joyeuses. Sans elles, il vacille. » et il avait raison.

Puis viennent les livres pour enfants

Couverture du livre pour enfants ‘Bunny Roo, I Love You’ de Melissa Marr, illustré par Teagan White. On y voit un lapin adulte portant un tablier rouge qui enlace tendrement un petit lapin, entourés de fleurs colorées sur un fond vert pastel à pois.

Mais entre un divorce douloureux, un nouveau travail, une thèse de doctorat, un nouvel amour, deux enfants… je pose les livres pour moi. Je continue à lire, mais pour mes filles. J’adore ces visites à la bibliothèque, choisir avec elles de beaux livres pleins de couleurs et d’images magiques.

Et puis, un jour, elles se mettent à lire seules.

Alors, je prends la plume.

Couverture du roman ‘C’est là que tu te sens chez toi’ de Fern Cristo. On y voit une illustration de montagnes violettes sous un ciel étoilé avec un avion, des maisons colorées et un café. Une femme et un enfant marchent sur le trottoir devant les boutiques

Je publie mon premier roman : C’est là que tu te sens chez toi. On dit qu’il faut lire pour apprendre à écrire. Alors je me remets à lire. Vraiment lire. Pour moi, pour les mots et pour les histoires. J’ouvre un compte Instagram pour partager ma passion. Et je ne suis pas déçue. Je lis en français et en anglais, un, deux, trois livres à la fois. Mon seul regret ? Savoir que je ne pourrai jamais lire tous les livres qui le méritent. Mais tant qu’il y a de la vie, il y a des moments de lecture — fabuleux, suspendus, inoubliables.

Follow us on Social Media
facebookinstagramyoutubetiktok
Category: Opinion

Post navigation

← La Servante Écarlate: Chronique d’une Dystopie Glaçante au Coeur de l’Été
Petits Meurtres et Train Couchettes: Cadavre Impromptu à L’ Auberge des Murmures (Nouvelle 4/5) →

Leave a Reply Cancel reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Originaire des Hauts-de-France, j'ai troqué le ciel gris du Nord pour les montagnes du Colorado, où je vis avec mon mari et mes trois enfants. Autrice touche-à-tout, j'écris des Feel Good, des romans jeunesses et des cosy mystery. Suivez mes aventures littéraires sur Instagram (@laplumedefern), TikTok (fern.cristo) et YouTube (@FernCristoLivres)

?✨ Abonne-toi à ma newsletter pour recevoir mes actus littéraires en avant-première !

* indicates required
/* real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups */

Intuit Mailchimp

© 2026 Fern Cristo, autrice indépendante | Powered by Minimalist Blog WordPress Theme
Product successfully added to the cart!