Fern Cristo, autrice indépendante

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Category: Historique

Autopsie White Chapel de Kerri Maniscalco

Posted on October 5, 2025October 5, 2025 by ferncristo

Résumé de Autopsie White Chapel de Kerri Maniscalco

Londres, 1888. Audrey Rose Wadsworth, une jeune femme de dix-sept ans issue de l’aristocratie, refuse de se plier aux attentes de son époque. Tandis que la société victorienne impose silence et élégance aux femmes, elle préfère les salles de dissection à la broderie. En secret, elle assiste son oncle dans ses travaux de médecine légale. Elle est fascinée par les mystères du corps humain et la science criminelle.

Mais bientôt, la ville est secouée par une série de meurtres atroces. Des femmes sont retrouvées sauvagement mutilées. La rumeur parle d’un tueur surnommé Jack l’Éventreur. Audrey Rose et son camarade aussi brillant qu’arrogant, Thomas Cresswell, se lancent alors dans une enquête périlleuse pour identifier l’assassin.

Entre dissections, faux-semblants et révélations macabres, Audrey Rose découvre que la vérité se cache parfois beaucoup plus près qu’on ne le croit — et qu’elle pourrait bien briser son cœur.

Autopsie White Chapel de Kerri Maniscalco: entre brume, scalpel et féminisme victorien

Avant tout, précisons qu’il s’agit d’un roman jeune adulte. Ceci explique la simplicité du ton et de la narration. Certains lecteurs ont trouvé le texte naïf ou prévisible. C’est vrai que le style reste accessible, sans grande complexité stylistique. Mais cette simplicité, loin d’être un défaut, contribue à rendre le récit fluide et immersif, particulièrement pour ceux qui aime les histoires d’enquêtes gothiques.

Londres, capitale du brouillard et des ombres

L’un des grands plaisirs de ce roman réside dans son atmosphère. Nous voilà plongés dans le Londres victorien : les ruelles noyées de brouillard, les fiacres qui roulent sur les pavés humides, les grandes maisons aux boiseries sombres, les robes élégantes et les laboratoires improvisés dans des caves à la lumière vacillante. J’aime ce décor, à la fois raffiné et inquiétant. L’autrice, Kerri Maniscalco, parvient à recréer cette ambiance presque cinématographique, idéale pour qui aime les mystères enveloppés de brume.

Une intrigue fidèle à la légende

L’histoire s’inspire librement des meurtres de Jack l’Éventreur, survenus à Londres en 1888.
Le livre reste assez fidèle à la réalité. Les faits connus sont respectés, et les libertés prises par l’autrice — qu’elle détaille d’ailleurs à la fin du livre — restent modestes. Elle s’appuie sur les rumeurs de l’époque selon lesquelles le tueur aurait pu appartenir à une grande famille. Elle tisse autour de cette hypothèse une fiction plausible et prenante. L’équilibre entre histoire réelle et invention fonctionne très bien. On sent la recherche, sans jamais que le récit ne devienne pesant.

Une héroïne forte et anachronique (et c’est tant mieux)

L’autre grande réussite du roman, c’est son personnage principal, Audrey Rose Wadsworth.
Fille d’aristocrate, elle préfère la table de dissection aux salons mondains. Curieuse, rationnelle et passionnée de science, elle refuse les limites imposées à son sexe.
Oui, son attitude est un peu anachronique pour une jeune fille de la haute société victorienne. Mais j’ai aimé ce décalage. Il rend le personnage inspirant, moderne et attachant.
Audrey Rose incarne une forme de féminisme avant l’heure — celui qui consiste simplement à oser penser, étudier, observer et conclure dans un monde où les femmes n’avaient pas voix au chapitre.

Un suspense efficace

L’intrigue est bien menée, avec un rythme soutenu et de bons rebondissements.
L’enquête reste claire, sans excès de complexité, mais conserve une part de mystère suffisante pour tenir le lecteur en haleine.
Personnellement, je n’ai découvert l’identité du coupable qu’à la toute fin — preuve que la mécanique fonctionne.
La relation entre Audrey Rose et Thomas Cresswell, son compagnon d’enquête, apporte une touche d’humour et de tension romantique qui allège la noirceur de l’ensemble.

Une réflexion sur la narration à la première personne

Ce roman m’a fait réfléchir à l’usage de la narration à la première personne, fréquente dans la littérature jeunesse et young adult.
Ce choix rend l’histoire plus intime, plus directe : on vit l’enquête à travers les yeux d’Audrey Rose, on ressent ses doutes, ses découvertes, ses révoltes. Mais en même temps, cela simplifie la construction narrative : tout est filtré par sa perception, ce qui limite les angles et complexifie rarement la prose.
Je pense d’ailleurs écrire un article entier sur ce sujet : pourquoi la première personne fonctionne si bien dans les romans jeunesse, et comment elle façonne notre rapport au personnage et au style.

En conclusion

Autopsie n’est pas un chef-d’œuvre littéraire, mais c’est un roman efficace, élégant et atmosphérique.
Il séduira ceux qui aiment les enquêtes gothiques, les héroïnes indépendantes et les ambiences victoriennes à la fois sombres et romantiques.
Une lecture idéale pour une soirée d’automne, un thé chaud à la main, pendant que la pluie bat contre les vitres.

Liens de Sang d’Octavia Butler (1979)

Posted on August 16, 2025August 21, 2025 by ferncristo

Résumé de Liens de Sang d’Octavia Butler

Liens de Sang d’Octavia Butler raconte l’histoire de Dana, une femme noire vivant en Californie en 1976. Elle est soudainement transportée dans le Maryland du début du XIXᵉ siècle. Elle comprend vite qu’elle voyage dans le temps chaque fois que son ancêtre blanc, Rufus Weylin, est en danger de mort. Pour garantir sa propre naissance dans le futur, elle doit le sauver à plusieurs reprises. La situation se complique quand il devient un maître d’esclaves violent et tyrannique.

Au fil de ses allers-retours, Dana se lie avec des esclaves. Elle subit la brutalité et l’humiliation de l’esclavage. Elle se débat avec son rôle ambigu : protéger un homme qui contribue à opprimer son peuple. Parfois, son mari blanc, Kevin, est aussi projeté avec elle dans le passé. Ce voyage les confronte aux tensions raciales et au danger d’un mariage mixte à cette époque.

Le roman explore le pouvoir, la survie, la complicité et l’impact psychologique de l’esclavage. Il crée un parallèle troublant entre le passé esclavagiste et les inégalités raciales contemporaines.


Pourquoi ce roman m’a fascinée

Au fil de ses voyages dans le temps, Dana est confrontée de plein fouet à la réalité de l’esclavage. L’un des buts du roman, à mes yeux, est justement de faire ressentir cette atrocité en la faisant vivre à une personne contemporaine.

La relation complexe entre Dana et Rufus m’a particulièrement marquée. On a souvent tendance à se détacher émotionnellement des récits historiques et de leur cruauté. Ici, le livre nous ramène brutalement à la réalité. Il est (à mon avis) plus facile de s’identifier à des personnages contemporains qu’aux personnages historiques.

Une histoire de résilience

Le roman dépeint l’incroyable résilience du peuple noir américain face à l’esclavage. Il y a la violence physique, brutale et immédiate, mais aussi la violence psychologique : cette peur constante qui érode le désir de liberté. Le dilemme est omniprésent. Ils le choix entre tenter de fuir au risque de mourir, ou rester et se soumettre au prix de sa dignité. Ce dilemme est parfaitement illustré par le personnage d’Alice, qui est l’objet de l’amour profond mais aussi possessif et violent de Rufus.

Publié en 1979, ce livre détrône le mythe de l’esclave soumis et résigné à son sort. Il dépeint les nombreuses façons dont les Noirs américains se sont opposés à leur condition. Il y a bien sûr l’évasion, difficile et dangereuse. Mais il y a aussi d’autres façons moins évidentes, comme par exemple Alice qui donne son corps à Rufus mais qui reste claire sur le fait qu’elle ne l’aimera jamais. Ce roman nous rappelle que l’on peut forcer la soumission du corps mais pas de l’esprit.

Le symbolisme de Liens de Sang

Symboliquement, la visite de Dana dans le passé et les violences qu’elle y subit signalent que le traumatisme a une mémoire. Le peuple Noir américain porte encore les séquelles de cette période. Le fait que Dana ne s’en sort pas intacte physiquement signale également que les traces de l’esclavage sont indélébiles et transcendent les générations.

Les relations inter-raciales dans Liens de Sang

Dana est mariée à Kevin, un homme blanc. Ils se sont choisis. Alice, une esclave, est par contre forcée de se soumettre au désir de Rufus, le maître de la plantation où elle vit. En rencontrant Dana et son mari, Rufus est forcé de reconnaître qu’une relation inter-raciale peut exister sans violence et sans coercition.

Les relations interraciales symbolisent aussi peut être le fait que le sort des Américains blancs et noirs est inextricablement lié depuis l’arrivée des premiers Africains sur le continent américain.

Le genre du roman

L’utilisation de la science fiction pour traiter d’un thème historique est particulièrement originale. Ce procédé permet de créer un pont entre passé et présent. Cela rend l’horreur de l’esclavage encore plus palpable pour un lecteur moderne. Cela dit, je ne vois pas ce roman comme une pure oeuvre de science fiction. Je le classerais plutôt comme un roman historique. Je le vois comme une sorte de fable dont le but est d’aider les lecteurs à prendre conscience d’importants problèmes sociaux contemporains.

Liens de Sang est un roman qui m’a fait réfléchir sur les rapports interraciaux aux États-Unis. Cela dit pas autant que The Warmth of Other Suns (2011) pour lequel Isabel Wilkerson a reçu le prix Pulitzer. Le livre, malheureusement pas traduit en français, retrace la migration de six millions de Noirs américains hors du Sud. Un véritable chef-d’oeuvre bouleversant.

La Voleuse de Livres : Une Rencontre Manquée

Posted on March 18, 2025July 13, 2025 by ferncristo


Résumé La Voleuse de livres, de Markus Zusa

Liesel Meminger, une petite Allemande de onze ans est placée en famille d’accueil au début de la Seconde Guerre mondiale. Alors que son univers devient de plus en plus menaçant, elle découvre la puissance des mots et des livres grâce à son père adoptif, qui lui apprend à lire.

Ce que j’ai aimé

La structure du récit est originale, puisque le narrateur est la Mort elle-même, témoin omniprésent et parfois compatissant de la tragédie humaine. Les monologues de la Mort apportent une perspective parfois philosophique, parfois résignée sur la nature humaine. L’amitié entre Liesel et Rudy est aussi très touchante, bien que Rudy soit paradoxalement plus clairement défini que le personnage principal. J’ai aussi beaucoup apprécié le rythme dynamique créé par les chapitres courts. Le livre est long, il ne se passe pas grand-chose, donc les chapitres courts facilitent la lecture.

Ce que j’ai moins aimé

Il y a des aspects stylistiques qui m’ont moins convaincue. En particulier, les morceaux de texte centrés en gras, qui présentent des définitions ou des idées que l’auteur n’a apparemment pas réussi à intégrer naturellement dans le roman. J’ai trouvé ça artificiel. Ça coupe le récit, je ne vois pas l’intérêt.

Mais ce qui m’a franchement déplu, c’est l’utilisation excessive de la technique du « foreshadowing ». Apparemment, il n’y a pas d’équivalent exact en français, donc je vous explique, si vous ne connaissez pas. Il s’agit d’une stratégie littéraire où l’auteur révèle à l’avance ce qui va se passer. Par exemple, dans La Voleuse de livres, le narrateur nous dit dès le départ que Rudy va mourir.
À petite dose, cette technique a sa place, mais l’auteur en a franchement abusé, et c’est vite devenu exaspérant.


Cette méthode est censée « adoucir le coup émotionnel », comme nous dit le narrateur vers la fin du livre, peut-être pour se justifier. Dans mon cas, ça m’a privée du plaisir de la découverte et, surtout, de l’impact émotionnel. Je n’ai ressenti aucune émotion forte, et pourtant, je vous assure qu’il ne me faut pas grand-chose pour verser une petite larme.


À bien y réfléchir, cette déconstruction permanente de la narration donne l’impression d’un manuscrit publié avant d’être complètement abouti. J’ai trouvé ça particulièrement frustrant, voire irrespectueux vis-à-vis de la gravité du sujet traité.

Pourquoi je n’ai pas accroché ?

J’ai lu plusieurs revues positives et négatives pour essayer de comprendre pourquoi je n’ai pas aimé. C’est peut-être parce que le thème de la Seconde Guerre mondiale, des bombardements, de la famine et du génocide juif est un sujet familier. J’ai lu beaucoup de livres sur ce thème (le dernier en date, avant celui-ci, c’était Le Chant du rossignol, que j’ai beaucoup aimé). J’ai aussi vu pas mal de documentaires, étudié la guerre au collège, au lycée et en prépa.

Des souvenirs familiaux

Mais j’ai également découvert le sujet de façon beaucoup plus personnelle à travers des récits familiaux. Ma grand-mère m’a transmis ses souvenirs de guerre, de sa voix cassée, avec son fort accent polonais, les yeux souvent perdus dans le vide. Mon entourage familial allemand m’a aussi ouvert les yeux sur une autre facette de cette période de l’histoire.

Mon contexte personnel

Et puis, je vis aux États-Unis, je suis peut-être aussi influencée par les discours ambiants qui affirment que connaître l’histoire suffit à ne pas la répéter, alors que la réalité semble nous prouver le contraire.

Finalement, ce n’est pas que La Voleuse de livres soit un mauvais livre. C’est juste qu’on ne s’est pas rencontrés au bon moment. J’aurais probablement réagi différemment si je l’avais découvert à vingt ans.


Chacun ses goûts

Chaque livre provoque une expérience unique et subjective selon la période de vie, le passé, ou encore l’état d’esprit du lecteur. Nous pouvons tous lire le même livre et lire un livre complètement différent. Le lecteur se mêle au texte pour créer une expérience singulière. C’est là que réside la beauté et la puissance de la littérature.

Il a eu une adaptation au cinéma, voici la bande annonce si ça vous intéresse. Pour une fois, j’ai l’impression que le film est mieux que le livre.

Les Sept Maris d’Evelyn Hugo: Chronique

Posted on December 10, 2023July 20, 2025 by ferncristo

Une star et ses sept maris

Les Sept Maris d’Evelyn Hugo est une fiction historique captivante signée Taylor Jenkins Reid, publiée en 2017. Le roman nous plonge dans les coulisses, à la fois dorées et sombres, d’Hollywood à travers la vie d’Evelyn Hugo, une légende du cinéma aujourd’hui à la retraite. Star glamour au passé sulfureux, Evelyn décide d’accorder une interview exclusive à Monique Grant, une jeune journaliste totalement inconnue.

Pour Monique, cette proposition est incompréhensible. Pourquoi elle ? Pourquoi Evelyn Hugo, qui aurait pu écrire ses mémoires avec n’importe quel grand nom du journalisme, l’a-t-elle choisie, elle, une débutante ?

Au fil de leurs entretiens, Monique se concentre sur une question qui fascine depuis des décennies : parmi ses sept maris, lequel a été le véritable amour d’Evelyn ? La réponse, loin des clichés, est bouleversante et inattendue.

À mesure que l’histoire avance, on découvre les multiples facettes d’Evelyn Hugo. Derrière les strass et les tapis rouges se cache une femme complexe, prête à tout pour survivre dans un univers impitoyable. Son parcours, jalonné de sacrifices, de secrets et d’amours interdits, révèle une réalité bien plus profonde que les simples scandales de la presse à sensation.

Une structure efficace

Le roman est écrit dans un style simple et accessible. Taylor Jenkins Reid privilégie une narration fluide et efficace, qui va droit au but. La lecture est très agréable, même si le style n’a rien de particulièrement littéraire ou raffiné. Cette simplicité sert pourtant l’histoire, car elle laisse toute la place à l’intrigue et aux émotions des personnages.

La structure du livre est également bien pensée. Chaque mari d’Evelyn Hugo a sa propre section, comme une étape dans la vie de l’actrice. Ces parties sont introduites par un titre évocateur qui révèle le rôle de cet homme dans son parcours. Certains ont été des alliés. D’autres, des obstacles. Et d’autres encore, de simples pions dans la stratégie d’Evelyn pour survivre et briller à Hollywood. Ce découpage permet au lecteur de suivre l’évolution de la star et de mieux comprendre les choix – parfois controversés – qui ont façonné sa carrière et sa vie personnelle.

Une critique d’Hollywood

On découvre une femme ambitieuse et prête à tout pour conquérir Hollywood. Evelyn Hugo est déterminée à s’imposer dans un milieu où le talent féminin est souvent relégué au second plan. Mais le récit montre aussi l’envers du décor : un univers profondément sexiste, où les femmes sont réduites à des objets de désir. La moindre ride, un scandale ou un refus d’obéir aux règles suffisent à briser une carrière.

Ce constat reste d’actualité. Malgré les avancées et le mouvement #MeToo, l’industrie du cinéma continue d’imposer des standards injustes. Les femmes subissent toujours une pression constante liée à leur apparence et à leur docilité.

Secrets et engagement

Le roman tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. Très vite, on comprend qu’Evelyn n’a pas choisi Monique par hasard. Sans dévoiler la fin, le livre explore aussi la vie des célébrités gays à Hollywood. À une époque où l’homosexualité était criminalisée, ces stars étaient forcées de cacher leur orientation pour éviter la prison et protéger leur carrière.

Une réflexion sur les célébrités

J’ai trouvé passionnant d’apprendre des faits sur la dépénalisation de l’homosexualité. Le livre m’a aussi fait réfléchir : une célébrité a-t-elle un devoir moral de s’engager sur des sujets sociaux qui la concernent directement ?

Et vous, qu’en avez vous pensé ?

Thèmes abordés: l’amour, la face cachée d’Hollywood, biographie, sexisme, homophobie, arrivisme, célébrités gays, célébrités et engagement et le suicide assisté.

The gown: A Novel of the Royal Wedding, by Jennifer Robson, chronique

Posted on March 31, 2023June 25, 2025 by ferncristo

The gown

Je vous fais une petite chronique en vitesse parce que le livre n’est malheureusement pas disponible en français. Mais si vous lisez en anglais, c’est un livre que je recommande de tout coeur, si vous aimez ce genre d’histoire.

L’histoire:

Londres 1947. Miriam et Ann sont brodeuses pour le célèbre couturier de la reine d’Angleterre, Norman Hartnell. Elles ont l’honneur de participer à la confection de la robe de la princesse Elizabeth dont le mariage vient d’être annoncé. Au cours des mois qui suivent, Miriam et Ann se lient d’amitié tandis que la robe prend forme sous leur mains expertes.  

Toronto, 2016. Ann vient de mourir et sa petite fille se rend à Londres pour essayer de comprendre le passé mystérieux de sa grand-mère qui n’a jamais évoqué son métier de brodeuse, sa vie à Londres et la raison de son départ pour le Canada juste après le mariage de la reine Elizabeth. 

J’ai aimé:

L’auteure a très clairement fait des recherches approfondies sur le sujet. On s’imprègne très vite de cette atmosphère d’après-guerre encore imbibée de peine mais où l’on perçoit aussi la joie timide des nouveaux débuts. L’atelier Hartnell prend vie sous la plume experte de l’auteure, et on a presque l’impression d’y être. Du coup, je me suis commandé un kit de broderie pour débutante sur Amazon, et une boîte de thé Earl Grey. 

J’ai moins aimé:

L’histoire se déroule dans une atmosphère bon enfant où tous les personnages, sauf un, sont bienveillants, tous les problèmes se résolvent avec facilité et où tout le monde s’entend avec tout le monde.  J’ai trouvé ça assez peu vraisemblable. J’ai une préférence pour les personnages imparfaits et complexes. Cela dit, parfois, on lit pour s’évader et pour échapper à la réalité humaine. 

Attention: ce livre contient une description graphique d’une scène de viol. 

Et si vous êtes visuelle, voici ma mood board:

Originaire des Hauts-de-France, j'ai troqué le ciel gris du Nord pour les montagnes du Colorado, où je vis avec mon mari et mes trois enfants. Autrice touche-à-tout, j'écris des Feel Good, des romans jeunesses et des cosy mystery. Suivez mes aventures littéraires sur Instagram (@laplumedefern), TikTok (fern.cristo) et YouTube (@FernCristoLivres)

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