Résumé de Et Si les Chats Disparaissaient du Monde de Genki Kawamura
Le narrateur est un jeune facteur japonais. Il apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable et qu’il lui reste très peu de temps à vivre. Alors qu’il rentre chez lui, il rencontre le Diable qui lui propose un étrange marché : chaque jour, il peut vivre une journée de plus, à condition de faire disparaître à jamais un élément du monde.
Commence alors une série de négociations insolites. Le téléphone disparaît, puis les montres, puis les films. Chaque perte pousse le narrateur à s’interroger sur ce que ces objets signifient vraiment, non seulement pour lui, mais aussi pour les autres.
Peu à peu, il prend conscience de l’importance de ces éléments dans sa vie et dans le monde en général. Derrière leur apparente banalité, ils sont liés à ses souvenirs, à ses relations, à son identité. Au fil des jours, il entame une réflexion profonde sur ses parents, sur l’amour et sur le sens de la vie. Une lucidité nouvelle s’impose à lui, comme un éclair de vérité au cœur de sa fin proche.
Le quatrième jour, le Diable — car c’est toujours lui qui décide, en réalité — annonce qu’il est temps de faire disparaître les chats. Le chat est un animal important au Japon. Je vous laisse découvrir ce qui se passe alors.
Une méditation poétique sur le sens de la vie
J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire au début. Les romans japonais que j’ai lus jusqu’ici me rappellent souvent la forme de la fable. Je pense en particulier à Tant que le café est encore chaud de Toshikazu Kawaguchi. Ce n’est pas mon format préféré.
Cela dit, après quelques pages, je me suis laissée prendre au jeu. Au moment où je lisais ce livre, j’apprenais qu’une personne qui compte énormément pour moi allait bientôt disparaître du monde. J’ai donc suivi les méditations de l’auteur tout en poursuivant les miennes. Tandis qu’il s’interrogeait sur le sens du monde sans les chats ou sans les horloges, je me questionnais sur le trou béant que cette personne laisserait derrière elle.
Je dis souvent que nous pouvons tous lire le même livre sans pour autant lire la même histoire. C’est pour cela qu’une personne peut adorer un roman tandis qu’une autre le déteste. Lire, c’est mêler notre esprit à celui d’une histoire, et l’expérience est différente pour chacun.
Pour moi, cette lecture a donc pris un tour très personnel. Si je l’avais lue une semaine plus tôt, ma chronique aurait sans doute été différente — et je trouve cela absolument fascinant.
C’est une lecture courte que je recommande vivement. Dans d’autres circonstances, je l’aurais trouvée légère, stimulante, voire même amusante. J’aimerais beaucoup savoir, vous, quel effet ce livre vous a fait.
