Et “just like that”, comme dirait Carrie Bradshaw, le troisième tome des Enquêtes d’Odile Bartabot sort ce mois-ci sur Amazon.
Meurtre à L’Emporium des Curiosités sortira en fin de mois. Il est actuellement entre les mains expertes du Scriptorium pour la correction et la mise en page finale.
Cette fois, l’intrigue se déroule au début du printemps et introduit une nouvelle galerie de personnages hauts en couleur, que vous retrouverez dans les prochaines aventures d’Odile.
Le ton est peut-être un peu plus sombre que dans les deux premiers volumes, puisque l’histoire se déroule dans un salon de taxidermie dirigé par une propriétaire excentrique au passé mystérieux. Je vous explique ce qui m’a inspirée à choisir ce cadre.
Au printemps dernier, je suis tombée par hasard sur une boutique de taxidermie située dans le quartier des Highlands, à Denver (soit dit en passant, c’est là que se déroule C’est là que tu te sens chez toi, mon premier roman).
La boutique s’appelle Le Terrorium, un jeu de mots combinant “terrarium” et “terror” en anglais. Si vous imaginez une échoppe sombre, poussiéreuse et macabre, détrompez-vous. Imaginez plutôt un lieu rempli de plantes vertes, de livres, de bijoux, et bien sûr, d’insectes et d’animaux naturalisés ou préservés dans du formol. Macabre, peut-être, mais ni sombre ni déprimant.
Pour les amoureux des animaux, sachez que cette boutique ne travaille qu’avec des spécimens déjà morts. Voici une traduction approximative de leur code de conduite :
Nos spécimens osseux sont collectés post-mortem. Parmi nos sources figurent des os récupérés lors de randonnées ou auprès de collectionneurs locaux, des spécimens issus de la faune percutée sur la route, des animaux pris en charge par les services de contrôle de la faune dans le cadre de la gestion de la biodiversité, des dons d’animaux de compagnie, des sous-produits d’autres industries, des boutiques locales spécialisées en reptiles, ainsi que des animaux morts de cause naturelle provenant d’éleveurs et de petites fermes familiales. Nous ne proposons ni espèces en danger, ni celles protégées par le Migratory Bird Treaty Act (Convention sur les oiseaux migrateurs).
Cette boutique m’a immédiatement fascinée – d’ailleurs, je la suis sur Instagram. J’ai pris quelques photos, puis une fois rentrée chez moi, je me suis mise à écrire.
J’espère que ce troisième tome des Enquêtes d’Odile vous surprendra ! Vous remarquerez peut-être qu’il est un peu plus long que les précédents. Disons que j’ai semé pas mal de graines dans les premiers tomes, il était temps de les faire germer.
Vous retrouverez Louisette, mère célibataire pleine de courage, Célestine, une jeune fille trisomique qui ne laisse pas son handicap l’empêcher de mener une vie épanouie, et bien sûr Pervenche, qui continue d’enquêter malgré sa retraite. J’ai aussi introduit un personnage en fauteuil roulant dans ce volume.
Vous l’aurez deviné, la représentation des minorités est un sujet qui me tient à cœur. Nous sommes tous membres égaux de la société et nous avons tous le droit de nous retrouver dans les romans. Trop souvent, lorsqu’un personnage handicapé apparaît dans un livre, son handicap devient le sujet central du récit. Je voulais éviter ce schéma. Les habitants de Soleilcity sont humains, divers, et leur unicité ne définit pas l’histoire, mais l’enrichit.
Bref, j’espère que vous prendrez plaisir à lire ce troisième volume, que j’ai mis neuf mois à écrire. Prenez votre temps, savourez l’histoire, et dites-moi ce que vous en pensez en me laissant une petite revue sur Amazon.
